
Le Domaine de BANNIERES est une SCEA (société
civile d'exploitation agricole) créée pour pérenniser
une propriété viticole familiale datant, au minimum, de 6
générations.
En effet, si on trouve trace des premiers ancêtres ancrés à
Castries dès 1651,
avec Pierre Coste, ce n'est qu'en 1768 que l'on trouve la mention
"propriétaire foncier" pour Jacques
Coste, maire du village pendant de nombreuses années,
juge de paix,
père de sept enfants.
Un de ses fils, Victor Coste, naturaliste, académicien,
professeur au Collège de France, fit une partie de ses
recherches sur "l'embryologie comparée" dans
cette propriété.
On peut voir son buste dans le square qui lui est dédié, au
centre du village,
à proximité du château.
Un autre fils, Léon Coste, reprend le domaine et le transmet à
son fils Laurent Coste, lequel eut une fille unique, Léonie Coste.
Elle épouse Pierre Guibal, médecin.
Leur fils, Jean Guibal, ingénieur
Agri (ENAM), hérite de cette exploitation,
la remet en état, puis la lègue à ses trois enfants,
les propriétaires actuels.

Le domaine est situé sur les terres d'une ancienne Commanderie de Malte,
Saint Michel de Bannières,
à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de Montpellier.
Sur la commune de CASTRIES, connue pour son château
(le"Versailles du Languedoc", aux jardins dessinés par Le
Nôtre ) et son aqueduc de Paul Riquet ( le bâtisseur du Canal
du Midi ),
région de tradition viticole, entre Provence et Catalogne,
au coeur du Languedoc.
La propriété est au centre d'une petite dépression,
la plaine de Bannières,
entourée de garrigues et de bosquets de pins sur les affleurements
rocheux, écrasée l'été sous le soleil du midi
et par le chant assourdissant des cigales.
A l'origine du mot "bannières" ou "bagnères"
ou encore "basnières", on retrouve le mot "bagno":
bain et par extension : étendue d'eau, étang,
ce qui est corroboré par la présence d'une "martillère"
(restanque) qui faisait barrage sur le ruisseau permettant ainsi la pisciculture
pour l'alimentation des moines-chevaliers.
Il nous a été rapporté que, par la suite, il y avait
autour de cet étang un élevage de 60 chevaux.
A l'horizon, on aperçoit le Pic Saint Loup.
Terre à vigne depuis longtemps, l'exploitation avait des souches de
Tokay datant des années 1880 qui ont été détruites
par le gel de 1956.
Domaine en culture biologique

Depuis longtemps déjà, nous avons été amenés
à raisonner le mode de culture,
nous méfiant des nouvelles molécules, privilégiant
le labour au désherbant et respectueux
de la physiologie végétale car c'est la feuille
qui nourrit le fruit. Ceci à l'encontre des derniers critères
(effeuillage, palissage, rognage incessant ...) issus de régions
qui ne sont pas comparables à la nôtre (sol, climat, soleil,
sécheresse).
C'est pourquoi nous avons opté pour
la culture biologique dont
la certification et le logo sont les garants
de notre démarche vers plus de protection de l'environnement et de
notre recherche vers plus d'authenticité du terroir.
En effet, nous pensons que :
* la valorisation du sol et de la plante,dans
le respect de l'environnement naturel,
* la mise en oeuvre des forces de vie en fonction
des saisons, des cycles lunaires et des constellations,
* le travail du sol
constituent une technique performante, respectueuse du vivant et qui
permet de tendre vers une harmonie globale.
C'est cette harmonie dont nous recherchons l'expression dans nos vins.
L'exploitation se compose de 22 ha de vignes, 5ha
de plantiers et 2ha de céréales, jachères
et garrigues qui, autrefois, abritaient un troupeau de moutons.






Le vignoble de Castries est installé dans
la plus ancienne zone viticole de l'Hérault,
sur des terrains anciens, rocheux, maigres et secs
(fin du secondaire à milieu du tertiaire).
Les sols sont formés d'une légère
couche de terre végétale, mêlée de pierraille,
reposant sur des calcaires profondément fissurés.
La culture de la vigne se développa sous l'occupation
romaine (Castries : castrum, le camp), puis avec
les Templiers qui installèrent
là une Commanderie, reprise par la suite par l'Ordre de Malte.
Il est indéniable que ce vignoble a largement profité de l'expérience
des uns et des autres.
L'invasion du phylloxera en 1863 puis le gel en 1956 entraînèrent
des modifications importantes de l'encépagement : restructuration avec
une réglementation sévère obligeant à une sélection
vers des cépages extra-méridionaux produisant des vins de qualité
:
syrah, merlot, cabernet-sauvignon...
