Parcours cultural 2003

Après 990 mm de pluie en 2002
, dont 700 mm depuis fin août, impossible de préparer les champs pour le blé. Il faut patienter !
Neige le 6 et 7 janvier : environ 15 à 20 cm. Compte tenu de l'état des sols (gel en profondeur) nous essayons la culture simplifiée (TCS) par griffage et coupe de l'herbe avec charrue à queue d'aronde. Plusieurs passages sont nécessaires. Le résultat n'est pas parfait. Il faudra attendre le 6 février pour pouvoir semer du blé Nefer, semence bio, et mettre l'engrais organique : Germiflor bio 9.1.0.5.
Mais à partir de cette date, pas de pluie jusqu'au 27 février.
Le blé germera le 7-8 mars seulement
.
Pas de pluie non plus après, résultat, le 28 avril, le blé doit faire
environ 12 à 15 cm de haut ...


La taille des souches, commencée le 25 octobre après la chute des feuilles, se termine le 14 avril.
Là où le tracteur avait pu passer, nous avions écimé au maximum en guise de prétaillage.

Comment respecter les conseils de biodynamie : "tailler en sève montante, après le 15 janvier"
quand on a 6 mois de taille ???


En ce début avril, les nuits sont encore froides, avec quelques gelées blanches,
la végétation est un peu en retard. Tant mieux !


Cet hiver assez froid a éliminé les mauvaises herbes; par contre la ptérothèque de Nîmes a bien résisté ! c'est pas laid et non envahissant...

Cette année nous avons fait prétailler cabernet et syrah par une prétailleuse Binger. Résultat : beaucoup de bois au pied des souches, donc en fin de période de taille, nous avons investi dans un andaineur à sarments pour nettoyer le mieux possible, mais l'herbe a poussé et gène le travail de l'andaineur.
Il faudra y penser l'an prochain...

Les jours suivants la mi-avril sont très chauds et les vignes débourrent vite,
surtout grenache et carignan.
cabernet
carignan
grenache


Après avoir fini de broyer les sarments, on commence le travail du sol :
d'abord les côtes de melon, pour casser la croûte compacte de l'hiver,
puis
les interceps mécaniques pour dégager le pied de souche.
Un seul passage ne sera pas suffisant, on y reviendra, surtout dans les vignes où
on avait pu butter les souches. Mais l'herbe est déjà bien clairsemée,
cela réduira l'humidité, car nous abordons la période des
Cavaliers du froid ,
"lous Cavaliès de la frech":
Jourget
(St Georges le 23 avril), Marquet (St Marc le 25), Troupet "que fa tre pet quand se ne met", (St Eutrope le 30 avril), puis Crouzet (Ste Croix le 3 mai) et "amai quaucas fès Janet"( et aussi quelques fois St Jean Porte Latine le 6 mai) :
attention aux gelées !!!

D'habitude, nous attendons le dernier "Cavalier" pour commencer les traitements.
Inutile de traiter si ça gèle...
Quant aux Saints de glace : Mamert, Pancrace et Servais ( 11, 12 et 13 mai),
ils n'interviennent pas, en principe, dans notre région.

Malgré la publicité faite dans l'hiver, il ne nous a pas été possible d'assurer la récolte
contre le gel, la Caisse d'Assurances Groupama du Midi ayant clos les inscriptions
courant février, sans préavis ... , nous sommes
pourtant administrateur de la caisse locale !


Pour répondre aux demandes d'informations que l'on nous adresse,
voici quelques précisions concernant les traitements : nous utilisons un pulvérisateur "IDEAL" pneumatique, type VITI 800 T, VITISTAR, de 900 litres.
Le débit est réglé pour pulvériser un peu plus de 7 ha par appareil, soit environ 120 / litres / ha, ce qui nous permet de traiter tout le vignoble avec 3 appareils, en une seule journée.
Grâce à une forte puissance de soufflerie, l'espace entre chaque passage est de 4 rangs,
parfois 3 rangs seulement s'il y a un peu de vent, dans les parcelles plantées à 2.50 m .
Ce qui est important : # traiter rapidement (en une journée),
# alterner les rangs et le sens de passage à chaque traitement.
Bien sûr, dans le cas de traitement spécifique et ciblé, on traitera tous les 2 rangs.
Pour une pulvérisation optimale, il convient de bien rincer l'appareil après chaque utilisation,
et de nettoyer les filtres de la pompe et des gicleurs...
(à cause du soufre mouillable qui s'y dépose).
... puis un deuxième passage avec l'intercep pour nettoyer le pied de souche.
État de la végétation
au 28/04
Un premier passage avec les côtes de melon, pour casser le compactage d'hiver...
Période hivernale
aspect fin juillet
grenache
cabernet


Sur les vignes mères, après le 1er traitement avec Karate le 17/06,
le 2ème traitement contre la cicadelle de la flavescence dorée est effectué le 02/07 avec Talstar. Le 3ème traitement obligatoire est fait le 07/08 avec Klartan.
On trouve encore des acariens...!
La seule différence de culture avec les autres parcelles est le traitement à la Roténone. Donc le 09/08, traitement avec Rotenobiol;
le lendemain, 10/08, plus trace d'acariens. Ouf !!!

L'an prochain, nous traiterons aussi les vignes mères avec Rotenobiol, en même temps que toutes les autres parcelles de la propriété !...

neige 06/01 : 20.0 mm
pluie 27/02 : 38.0 mm
08/03 : 07.0 mm
09/04 : 34.0 mm
21/04 : 20.5 mm
10/05 : 06.0 mm
17/05 : 05.5 mm
16/05 : 20.0 mm
14/06 : 21.0 mm
PLUVIOMÉTRIE 2003 (partielle)

soit : 172 mm
de janvier à mi-août

Il est vrai que 2002 nous avait donné 990mm,
dont 700mm de fin août à fin décembre !
La canicule est toujours là et aucune amélioration en vue !

Les parcelles les plus touchées par la sécheresse sont celles à terre rouge, plus argileuse, terrain maigre qui prend en masse et se fendille en séchant malgré plusieurs griffages pour maintenir un sol souple.
Sur ces parcelles, on peut craindre un fort risque de blocage, la véraison a du mal à se faire sur la totalité de la grappe, les sucres n'évoluent pas.
La végétation des parcelles de composition plus marneuse, à terre plus blanche,
semble mieux
résister.
Copyright © 2002-2004:Domaine de BANNIERES . Pierre GUIBAL, Webmestre

Est-ce un changement de temps qui s'annonce, après 2 mois de canicule ? Voici un peu de pluie, grâce à des averses orageuses.
Le 17/08 : 10, 5mm , le 20/08 : 2, 5mm
Mais ce n'est pas suffisant pour mouiller la terre... tellement elle a soif ! Et cela ne fera pas revenir les feuilles grillées.
sur la syrah, ce n'est plus du stress hydrique... c'est du dessèchement
Le temps des Vendanges


Fin août, branle-bas dans le canton, la coopérative annonce le ramassage des "blancs".
Le résultat est mitigé : certaines parcelles donnent un bon degré, d'autres, nettement moins bon et le volume n'y est pas non plus.
Puis c'est au tour des "rouges" améliorateurs : merlot, syrah ... en cuvées spéciales

Le 4 septembre, nous ramassons du GRENACHE, à traiter en vin rouge, conversion bio : environ 80 hl/ha à 13°5 minimum.
En fin de journée, nous ramassons aussi le MERLOT, en cuvée spéciale"améliorateur", classeIII, conventionnelle (vigne-mère) :
environ 75 hl/ha titrant 13°5 minimum.
Les grains sont très petits et tombent difficilement dans la machine : nous sommes obligés d'en laisser un peu sur la souche
en modulant le battage pour ne pas trop saccager ("escagasser") les pieds de vigne.
Le lendemain, 05/09, autre parcelle de GRENACHE, celle-ci traitée en vin rosé, pressurage direct, conversion bio, à 12°. C'est faible.
Cette parcelle, comme bien d'autres, a souffert de la sécheresse, ce qui a entraîné un blocage de la maturation.

Nous pensons qu'une bonne pluie pourrait relancer le processus végétatif et améliorerait ces résultats.
.
L'état sanitaire étant parfait pour l'instant, on ne peut qu'y gagner en stoppant la vendange pour attendre une bonne ondée réparatrice.
Le ciel nous a-t-il entendu ? La pluie tombe le 7 septembre : 26 mm. Cela sera-t-il suffisant ?
Nous allons surveiller attentivement l'évolution des sucres au cours des prochains jours.
Ainsi qu'une possible attaque de mildiou mosaïque.

Nous reprenons la récolte le 11 septembre sur une autre parcelle de GRENACHE, vin rosé, pressurage direct, conversion bio , à 12°9,
terminant ainsi le GRENACHE ROSE, conversion bio, avec un rendement d'environ 65 hl/ha à 12°5 de moyenne.

Le 12 septembre
, nous vendangeons la première parcelle de vieux CARIGNAN, traitée en vin rouge, conversion bio, environ 65 hl/ha à 12°8 .
Mais les autres parcelles de carignan ne sont pas prêtes, le degré n'est qu'à 11° et le Mistral, qui souffle à nouveau,
assèche les terres, anéantissant les bienfaits de la pluie du 7 septembre. Heureusement, la canicule a disparue, les nuits sont nettement plus fraîches, permettant ainsi le développement des arômes. De même, un peu de rosée matinale favorise l'apparition d'une jolie pruine.

Nous décidons d'interrompre à nouveau la récolte dans l'attente d'une augmentation de la teneur en sucre (ou degré alcoolique potentiel); en effet Météo-France annonce une possibilité de pluie pour le 14 septembre. Attendons !
Et une fois de plus, la pluie n'est pas venue...

La cave coopérative annonçant sa fermeture générale pour le 24 septembre, nous reprenons rapidement la récolte le 18 septembre.
Nous continuons le ramassage du CARIGNAN, vin rouge, conversion bio. Idem le 19 et le 20 septembre.
Soit environ 500 hl à 12°5 et 75 hl/ha.

Nous aurions souhaité faire un peu de rosé de saignée, mais cela n'a pas été possible : problème de cuves.

Nous ramassons également la SYRAH,
vin de cépage rouge, conversion bio. Cette parcelle a énormément souffert de la sécheresse,
à tel point que par 2 fois nous avons "arrosé" les souches par pulvérisation d'eau, à la nuit tombante, avec
l'appareil de traitement
auquel on avait ôté les réducteurs de buses. Est-ce la conséquence ? mais cette vigne cette année nous surprend
(voir les photos précédentes) en produisant malgré tout environ 65 hl/ha à 12°7
.

Nous récoltons également la vigne mère de CABERNET SAUVIGNON, en cuvée spéciale "améliorateur", classe II, conventionnelle,
en fin de journée pour ne pas "souiller" la machine à vendanger avec un raisin non totalement bio. Environ 70 hl/ha, à 13°5 .

Dimanche 21 septembre, repos à la cave, il ne nous reste plus à vendanger que 2 parcelles de CABERNET;
une fois encore, Météo-France nous annonce la pluie pour lundi... Espérons que non, car maintenant c'est trop tard !

Mais cette fois que l'on n'en voulait plus, que l'on souhaitait terminer tranquillement nos vendanges, voilà que,
lundi 22 septembre
, le ciel a vomi tout ce qu'il avait jalousement gardé depuis plusieurs mois.
Alors que de bon matin nous commencions la récolte du CABERNET SAUVIGNON, la pluie se met à tomber et nous contraint à stopper.
380 mm de pluie entre 9 h et 19 h !...
Quel déluge !
Presque deux fois plus d'eau en 10 heures qu'en neuf mois, depuis janvier.
.Pourtant le matin même, Météo-France annonçait seulement 5 à 10 mm de pluie, sans bulletin d'alerte,
bulletin qui ne sera publié que trois ou quatre heures après le début du phénomène...


Qui sait quand pourrons-nous reprendre la récolte ?

après le déluge, un aperçu des dégâts...
à bientôt ...
NOUVEAU : cliquez sur la photo pour l'agrandir,
du moins pour certaines.
un petit commentaire?
... la plante ne régule-t-elle pas d'elle-même sa production en fonction de ses possibilités ???
Quelques aspects de la coulure sur grenache,
"à tire d'aile" : couleurs d'automne, le 22 octobre,...
mais 3 jours plus tard, toutes les feuilles sont grillées par le 1er gel !
c'est bien le 22 octobre 2003 que ces lilas ont été cueillis, comme souvent après les pluies d'une fin d'été torride.
vin bio du Pays d'Oc



Finalement le 26 septembre, nous avons pu ramasser le CABERNET SAUVIGNON : cela n'a pas été sans risque,
puisque nous avons failli laisser la machine à vendanger au fond d'une méchante ornière.
A force de constance et grâce à de gros cailloux jetés au fond du trou, nous avons réussi à nous en sortir : tout est bien qui finit bien !

Le CABERNET SAUVIGNON, traité en vin de cépage rouge, conversion bio, a produit 36,5 T à 13°.
Nous aurions souhaité en traiter une portion en rosé de façon à faire un assemblage avec le grenache rosé, pour "renforcer" celui-ci.
Des problèmes de gestion de cuves et un début de fermentation de la cuve entamée le 22 septembre ne nous ont pas permis
de concrétiser ce souhait. Dommage !

La récolte 2003 aura donné environ 200 T à 13°.
Pour le rendement, il faut attendre la décuvaison des diverses cuves pour savoir ce qu'il en est...

Quoiqu'il en soit, c'est une petite récolte, affichant une perte d'environ 18 % sur le tonnage moyen des dix dernières années.
Sacrée canicule !!!
De plus, il est vraiment dommage de laisser un peu de raisin sur les souches alors que la récolte est faible :
cette année le raisin ayant souffert de la sécheresse se récolte mal à la machine, mais on ne peut augmenter davantage le battage
sans risquer d'abîmer gravement les souches. Cependant, la machine à vendanger nous a permis de rentrer la récolte rapidement,
au meilleur moment, évitant ainsi tout problème de sous ou sur-maturité, pourriture ou autre...

La récolte a été faite avec une traçabilité totale, parcelle après parcelle et toutes les cuves sont formellement identifiées. A noter que les apports conventionnels (merlot et cabernet-sauvignon vignes mères) ont été faits sous N° spécifiques, vers des cuves distinctes.

Il faut attendre maintenant le résultat du travail de vinification pour pouvoir goûter cette nouvelle récolte !


Printemps 2003

PAGE EN CONSTRUCTION,
PATIENCE ...

grenache
carignan
Travail du sol
Cette année, quelques "cigariers"...
... mais très peu de cicadelles des grillures, du moins à ce jour.
... mais heureusement il y avait une sortie très correcte...
le cabernet est joli
le carignan, aussi...
syrah écimée, avec palissage renforcé
grenache correct

Sur les autres parcelles du domaine
, quelques très, très rares tâches de mildiou, juste ce qu'il faut pour entretenir l'espèce...
quoique nos voisins
, malgré des traitements répétés avec des systémiques, n'en sont pas dépourvus !...
L'ensemble est plutôt satisfaisant. La récolte, pour l'instant, s'annonce correcte mais moyenne.

13 juin, première sérénade de cigales... elles sont là pour tout l'été.

Les 16 et 17 juin, fin du traitement anti cicadelle avec Rotenobiol ( en fin de soirée) pour les parcelles en conversion et
Karate pour les vignes-mères.

Dans la nuit du 16 au 17 juin, averse orageuse violente , 20 mm de pluie.

Le 18 juin, troisième traitement avec Kocide 35 , 10 kg pour 7 ha ( soit 500 g de Cu / ha) + Escapade comme mouillant.
L'essai comparatif est repris :
- les 8 premières rangées : préparation végétale
, (à noter que ces 8 rangées n'ont eu en tout que 500 g Cu / ha à ce jour )
- les 8 suivantes : préparation végétale + demi dose de Kocide 35, soit 250 g de Cu / ha, + Escapade,
- les 8 dernières : préparation végétale +Kocide 35 à 500 g de Cu / ha, + Escapade.

Ces jours-ci, nous relevons les fils releveurs des cabernet, nous allons écimer légèrement grenache et carignan
car le tracteur passe difficilement et le vent, violent après les orages sur les massifs montagneux au loin, casse beaucoup de sarments.
Ensuite, nous passerons les côtes de melon (griffon) pour assouplir la terre et réduire ainsi, autant que possible, le stress hydrique.


La moisson effectuée le 10 juillet n'a vraiment pas donné grand chose, compte tenu du semis très tardif et du manque d'eau ensuite...

Dans les vignes, pour supprimer les gourmands qui poussent à nouveau, notamment sur le Merlot, nous essayons de mettre au point un épampreur en fixant un disque rotatif pourvu de flexibles sur le bâti de l'andaineur.
Les pousses sont déjà anciennes et dures; le résultat n'est pas parfait, nous allons améliorer l'outil en ajoutant d'autres flexibles.
Monté à l'avant du tracteur qui tire un griffon, nous espérons arriver ainsi d'une part à nettoyer les ceps tout en assouplissant d'autre part la terre sur l'inter-rang pour réduire le stress hydrique.
Nous contrôlons le palissage, notamment dans les 2 vignes-mères, puisque récoltées en conventionnel,
car le palissage est malheureusement pour l'instant le seul critère de qualité reconnu par la cave coopérative
pour obtenir un prix plus intéressant pour les cuvées spéciales de cépages améliorateurs.
Comme si la S.F.E.p (surface foliaire éclairée potentielle) supplantait :
l'état sanitaire, l'absence de désherbant et de résidus chimiques de produits phytosanitaires, la réduction du stress hydrique par griffage,
le maintien d'une certaine humidité au pied par un feuillage suffisant, un palissage efficace pour aérer les grappes, l'absence de rognages fréquents qui suscitent la pousse incessante jusqu'à la vendange
:
voilà bien d'autres critères facilement identifiables pour s'assurer d'une bonne et saine récolte... D'autant que la SFEp n'est qu'un indice
pour obtenir un degré élevé (grâce aux feuilles "travailleuses" ), indice qui n'est plus un critère valable ni suffisant quand le mode de culture, tel que pratiqué précédemment, donne déjà un degré généralement voisin de 13°.

syrah
grenache
cabernet
bien sûr, Esca est là, aussi, hélas !


Nous sommes le 14 mai, on peut espérer que tout risque de gel est écarté... , les vignes poussent vite,
il faut faire le premier traitement, retardé à cause d'une période ventée.

Le premier "sulfatage" est fait les 15 et 16 mai, avec Kocide 35 (hydroxyde de Cu) : 10 kg pour 7 ha, soit 500 g de Cu métal/ha,
et Microthiol Disperss (soufre mouillable) : 75 kg pour 7 ha.
Nous avons oublié d'ajouter un mouillant (Escapade) , la pulvérisation n'est pas très homogène...

Nous avons sélectionné une série de 24 rangées de grenache ( 5736 souches sur 1 ha 56 ), prolongée d'une série de 24 rangées de carignan ( 3000 souches sur environ 0 ha 90 ) pour un essai comparatif avec des préparations végétales.

Lors de ce traitement, nous trouvons déjà quelques tâches de mildiou et quelques "drapeaux" d'oïdium.


Premier épisode pluvieux : 5 mm le 19 mai.
Deuxième épisode pluvieux : 20 mm le 25 mai.
Nous surveillons attentivement l'essai comparatif.

En partance pour le Canada, ( nous vous en parlerons plus loin), nous prévoyons un 2ème traitement, général pour tout le vignoble
avec Kocide 35 + Microthiol disperss + Escapade (mouillant) pour éviter tout risque inutile pendant notre absence.
Ce 2ème traitement est effectué les 27 et 28 mai.

De retour du Québec, nous nous empressons de contrôler l'essai comparatif : pas de différence notable entre les souches traitées avec préparation végétale et les autres, si ce n'est que, dans le cas des souches traitées sans cuivre, là où il y a eu repiquage de mildiou
( rares cas observés), la tâche n'est pas isolée mais entourée de plusieurs autres tâches, ainsi que - parfois - quelques tâches
sur les 4 ou 5 souches voisines
.


Depuis fin mai à ce jour 13 juin, temps très chaud et absence de pluie semblent avoir perturbé la floraison du mildiou, d'où des tâches très petites, sèches ou en attente de conditions plus favorables. Ces tâches semblent avoir été tuées par le 2ème traitement
du 27/28 mai. Nous supprimons toutes ces tâches pour surveiller l'évolution

De plus, les rangées traitées qu'avec des préparations végétales semblent être plus sensibles que les autres à l'oïdium .


Ce même 13 juin, nous faisons, en soirée, la 1ère partie du traitement obligatoire contre la cicadelle de la flavescence dorée
avec Rotenobiol ( 3 l/ha) + Escapade (mouillant), après avoir acidifié légèrement l'eau avec du vinaigre blanc.
La suite du traitement aura lieu ultérieurement sur les autres parcelles .

Malgré un soufrage général avec soufre trituré micronisé au moment de la floraison (3 juin), il y a une forte coulure sur les grenaches, surtout sur le 2ème et le 3ème épisode de floraison, ... soufre qui causera par la suite pas mal de brûlures à cause de la chaleur qui s'installe déjà...

cabernet
carignan
carignan
Eté 2003
22 mars, aperçu la première huppe
4 avril, premières hirondelles
aspect des vignes au 17 juillet 2003
grenache
merlot


Vendredi 25 juillet 2003, dernier jour avant les congés du personnel. Les grappes se ferment, la feuillaison ralentit ou même s'arrête,
la véraison commence, la chaleur et la sécheresse sont toujours aussi fortes.
Pour une complète tranquillité d'esprit, nous faisons un nouveau traitement général - le quatrième - avec Kocide 35, (500g / ha) et
Microthiol
(seulement 7.14 kg / ha) + mouillant Escapade.

La veille, nous avons fait un traitement à base d'orties, contre la sécheresse; certains nous ont conseillé le purin, d'autres l'infusion,
les uns avec prêle et les autres : "surtout sans prêle". A qui se fier ...!
Sur le conseil avisé de Pierre MASSON, nous avons utilisé l'infusion. Sans grand succès, hélas, pour combattre une telle canicule !!!

Plus tard (19/08), nous avons essayé une infusion de matricaire ... sans plus de succès, car vraisemblablement c'est trop tard !

Nous en sommes donc maintenant à 4 traitements, soit moins de 2 kg / ha de Cu métal pour l'année (1.75kg/ha).

Le temps toujours très chaud et très sec nous fait craindre les orages et pour supprimer un risque inutile de contamination de mildiou, nous décidons d'arrêter l'essai comparatif
sur les 24 rangées
en traitant avec une dose normale de cuivre, à savoir 500 g/ha de Cu
à l'état d'hydroxyde, début juillet, les 8 rangées qui n'avaient reçu jusque là
en tout et pour tout que 500g/ha de Cu.

De cet essai, nous ret
iendrons:
# qu'il est possible de réduire encore la dose de Cu en complétant avec l'ortie,
# que prêle et ortie ne semblent pas résoudre le problème de l'oïdium,
# que, finalement, les années sans pression parasitaire importante,
il est inutile de se casser la tète à surveiller un tel essai !

Cependant, ne peut-on pas envisager qu'il y ait une immunisation "plante-sol-parcelle", puisque le mildiou ne s'est développé qu'autour des souches déjà atteintes avant le début du traitement par l'ortie (éliciteur ?),
laissant les autres souches du rang insensibles ???
S'il y a éclosion, il y a prolifération,
auquel cas toutes les souches devraient être concernées !!!


Nous aurions souhaité pouvoir comparer nos résultats avec d'autres...

 

La véraison commence